Sur le choix de la Banque ODDO

 

 

 

Dans le n° 465 de L'Agrégation, Mme SCHMITT-LOCHMANN tente de justifier son choix de la Banque ODDO, cela pour la toute première fois, contrairement à ce que suggère le terme du compte rendu, selon lequel «Blanche Lochmann revient sur les questions que Mme Zehringer lui a posées [...]».

 

Dans le n° 468 de L'Agrégation, c'est maintenant le Bureau de la Société des agrégés de l'Université qui s'efforce de justifier le choix de la Banque ODDO.

 

Ou du moins une partie du Bureau, à savoir la Présidente, à la page 12 de son Rapport moral, le Trésorier aux pages 8 et 9 de son Projet de comptes financiers, et même le Secrétaire général dans son Rapport [...]portant sur l'organisation des élections 2014, à la page 19, où il me semble bien qu'il me menace de l'article 29 de la loi du 29 juillet 1881 sur la diffamation et l'injure. Monsieur le Secrétaire général devrait savoir que charité bien ordonnée commence par soi-même, et que ledit article de loi justifie la condamnation pour «injure» de «toute expression outrageante, termes de mépris ou invective qui ne renferme l'imputation d'aucun fait», tels que sont par exemple à la page 17, dans les Remerciements de la Présidente les accusations de «déluge d'aggressivité», de «hargne extrémiste», de «harcèlement indigne», tout cela bien entendu sans aucune preuve, et pour cause, puisque je n'ai jamais employé de termes outrageants.

Mais le Bureau, au lieu d'avouer qu'il s'efforce de se justifier, se pose en défenseur de la Banque ODDO, notamment aux pages 8 et 19, et cela en ignorant mensongèrement la vérité établie par la Banque ODDO elle-même dans son communiqué de presse du 14 mars 2007 intitulé Oddo et cie obtient le statut de banque (par décision du CECEI en date du 21 février 2007). Ainsi la formule du Trésorier, selon laquelle «la banque ODDO» aurait été «fondée en 1849», crée une confusion qui trompe les Sociétaires.

 

Ces plaidoyers du Bureau sont inappropriés, car ce qui est en cause en la circonstance, ce ne sont pas les éléments de la politique de tel établissement bancaire, c'est le choix que la Société a fait de cet établissement bancaire, ce sont les conditions et les raisons de ce choix et sa régularité par rapport au fonctionnement normal de l'association, c'est-à-dire au fonctionnement normal de toute association, dont les associés ont, par définition, le droit d'être associés aux décisions prises en leur nom.

 

Venons-en aux faits qui concernent le choix de la Banque ODDO par la Société des agrégés de l'Université.

 

1.- Je maintiens toutes les questions que j'ai posées dans ma profession de foi, aux pages 22 et 23 du n° 468.

Je constate que, même après avoir reçu le n° 468 de L'Agrégation, et lu la page 12, les Sociétaires au 10 mai 2014 ne savent toujours pas à quelle date exacte, connue d'elle seule et de quelques membres du Bureau («dès le début de son mandat») , Mme SCHMITT-LOCHMANN a décidé de «réagir», à quelle date exacte, remontant à près de deux ans, elle a décidé de placer auprès de la Banque ODDO, la quasi-totalité des réserves de l'association, soit plus de 600000€. Les Sociétaires ne savent toujours pas quels seraient ces différents établissements financiers dont elle aurait reçu «plusieurs propositions».

 

2.- Alors que, selon Mme SCHMITT-LOCHMANN, le choix de l'établissement bancaire en question a été fait «dès le début» de son mandat, le nom de la Banque ODDO, qu'il était pourtant facile de citer, n'a jamais figuré dans aucun numéro de la revue L'Agrégation, de toute l'année 2012-2013. Ce nom n'a même pas été prononcé devant l'Assemblée générale du 9 juin 2013. Il ne figure pas non plus dans le Dossier de l'Assemblée générale du 9 juin 2013 qui a été remis aux présents, alors que les Sociétaires s'étaient vu promettre, par la Lettre d'information n° 8 de mai 2013 «la version détaillée des comptes».

 

3.- Il n'y a jamais eu de vote ni du Bureau, ni du Comité, ni de l'Assemblée générale, sur le choix de la Banque ODDO. Il n'y a pas eu de vote préalable, alors que je soutiens que, surtout pour une décision d'une telle importance -la quasi-totalité des réserves financières de notre association, plus de 600000€- un vote préalable aurait été seul conforme au devoir de la Présidente à l'égard des Sociétaires qu'elle représente. Il n'y a même jamais eu de vote à posteriori alors que la Présidente est responsable devant le Bureau et l'Assemblée générale.

 

4.- C'est seulement au Bureau du 7 septembre 2013 que Mme SCHMITT-LOCHMANN a fourni des explications sur le choix de la Banque ODDO, et cela seulement parce qu'il lui a fallu répondre aux questions que lui avait posées Mme ZEHRINGER par des lettres recommandées envoyées en juin et en juillet 2013, et non pas en août, contrairement à l'erreur de la page 23 du n° 465, octobre 2013, qui a été distribué au début de novembre 2013.

Je précise que Mme ZEHRINGER est la seule Sociétaire à laquelle Mme SCHMITT-LOCHMANN a consenti, cette fois-ci, et cette fois-ci seulement, à apporter un début de réponse, Mme ZEHRINGER étant comme Présidente d'honneur membre de droit du Bureau et du Comité, mais que je ne vois absolument pas pourquoi chaque Sociétaire, qui acquitte une cotisation, n'aurait pas droit à des informations précises et complètes. J'ajoute que, pendant l'été 2013, j'ai moi aussi écrit sur le même sujet à Mme SCHMITT-LOCHMANN, en même temps que d'autres collègues anciens Membres du Bureau, mais que notre lettre n'a reçu aucune réponse.

C'est donc seulement au début de novembre 2013 que les Sociétaires ont appris le nom de l'établissement bancaire auquel avaient été remises les réserves, qui sont le produit de la constance des Sociétaires depuis des générations.

 

5.- Depuis novembre 2013, Mme SCHMITT-LOCHMANN et une partie de son Bureau répètent à l'envi que leur choix de la Banque ODDO se justifie par les mérites de cet établissement bancaire, auxquels ils se limitent strictement, et qu'ils évoquent avec satisfaction à la page 23 du n° 465 et dans les pages 8, 9, 12 et 19 du n° 468. Or ces lignes ne rendent pas compte d’éléments beaucoup plus inquiétants qui concernent cette banque et qui étaient parfaitement disponibles sur le net en 2012 quand la décision a été prise. Car ce qui est repris dans le n° 465 et dans le n° 468, ce sont des extraits d’éléments de la «communication» de la Banque ODDO. D’où la question que pose ma profession de foi : «Pourquoi avoir dissimulé que c'est un cabinet de conseil en communication, dont le mari de Mme SCHMITT-LOCHMANN est salarié, qui conseille la Banque ODDO ?»

 

6.- Car ce que Mme SCHMITT-LOCHMANN ne dit pas, c'est que la Banque ODDO a fait l'objet de plusieurs condamnations depuis 2007. La Banque ODDO s'est vu reprocher d'avoir favorisé ses gros clients au dépens des petits clients -or la Société des agrégés de l'Université est un petit client. La Banque ODDO a été déclassée en juillet 2012 par l'Agence Moody's et a été placée parmi les «banques malades» par la presse financière. Tout cela, Mme SCHMITT-LOCHMANN et le Trésorier devaient le savoir quand ils ont décidé de confier à cet établissement la quasi-totalité des réserves financières de l'Association, soit plus de 600000€. La Banque ODDO doit maintenant faire face à un changement important dans son actionnariat, puisque l'assureur allemand ALLIANZ, réputé pour sa rigueur, a décidé de se désengager complètement de son capital «en cohérence avec la stratégie actuelle d'investissement du groupe visant à une réduction de l'exposition au secteur financier et bancaire».

 

Ainsi, les Sociétaires n'ont pas été consultés sur cette décision importante. Ils n'ont pas disposé d'un argumentaire contradictoire qui aurait pu éclairer leur choix en vue de la consultation qui aurait dû avoir lieu. Seuls ont été portés à leur connaissance, a posteriori et alors qu'ils n'avaient plus aucun pouvoir de s'opposer au choix fait arbitrairement, des éléments d'appréciation favorables au choix de la Banque ODDO. Les éléments défavorables à ce choix n'ont jamais fait l'objet d'aucune mention dans L'Agrégation.

Pour justifier le choix d'une nouvelle banque il ne suffit pas de présenter plus ou moins objectivement les défauts éventuels des performances de la banque qu'on veut quitter. Encore faut-il dire pourquoi on devrait choisir pour remplacer cette banque un établissement plutôt qu'un autre.

 

Les Sociétaires sont donc fondés à s'alarmer que la Banque ODDO ait été choisie alors qu'elle était placée parmi les «banques malades» plutôt qu'une banque jugée «en bonne santé».

Ils sont fondés à se demander pourquoi, si la Banque ODDO était un si bon choix, Mme SCHMITT-LOCHMANN leur a dissimulé si longtemps ce choix.

 

Ils ont le droit de s'étonner que la Présidente d'une association ait transféré la quasi totalité des réserves financières de celle-ci précisément auprès de la Banque ODDO, alors que le mari de ladite Présidente est salarié dans un Cabinet de Conseil en Communication qui travaille pour la Banque ODDO.

Ils ont le droit de se demander pourquoi, la nouvelle Présidente une fois élue et le trésor de la Société confié à la Banque ODDO, le nom du mari de la Présidente a disparu, disparu du nom de la Présidente, disparu de l'annuaire édité pour l'année 2012-2013, disparu de la liste des intervenants du «Colloque» de 2010 dont les «actes» ont été publiés en 2014 sous le prétexte du Centenaire (n° 468 pages 13 et 16).

 

Ils sont fondés à s'inquiéter que la Présidente de notre association ait fait aussi peu de cas, en l'occurrence, des règles de fonctionnement démocratique de toute association.

 

Cette péripétie affligeante exige donc de la part des Sociétaires de notre association un sursaut démocratique : le Président de la Société des agrégés n'est rien d'autre que le mandataire de l'association, à laquelle il doit rendre compte de tout ce qu'il dit et fait en son nom.

C'est dans cet esprit que je m'engage à assumer mes fonctions et c'est dans cette perspective que je me présente à vos suffrages.

J'invite donc les Sociétaires à exprimer leur désaveu massif de la manière dont l'association est présidée actuellement, en me permettant, par leur vote, d'accéder à la Présidence de la Société des agrégés de l'Université, et cela pour une Société des agrégés de l'Université réellement démocratique, et par là redevenue solidaire et efficace.

 

 

Pierre BLAZEVIC

 

 

Afin que les Sociétaires puissent vérifier mes sources sont reproduits ci-après des extraits d'articles trouvés dans le Net avec les liens qui permettent de prendre connaissance de l'intégralité des articles. Il est rappelé, suivant l'usage, que leurs textes n'engagent que leurs auteurs.

 


 

 

 

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